Mercredi, 21 octobre 2026 à 19h · Théâtre du Passage, Neuchâtel
Une relecture audacieuse et moderne d'un classique de Molière, où le désir et la mort se rencontrent dans un univers flamboyant.
Description
Relecture flamboyante de Molière, ce Dom Juan devient un road-movie théâtral traversé par l’imaginaire du «Día de los Muertos», où désir, pouvoir et mort dansent dangereusement ensemble.
Dom Juan séduit, clame, fuit, consume sans se retourner, porté par un désir sans limite. Il incarne «l’Homme moderne»: celui qui a fondé les Lumières autant que le monstre égoïste qui vit aujourd’hui son crépuscule. À ses côtés, Sganarelle observe, doute, résiste, se compromet, pris dans l’orbite d’un maître qu’il ne parvient pas à quitter. Avec la Compagnie L’outil de la ressemblance, Robert Sandoz transpose l’intrigue dans un univers inspiré de la Fête des mort·es mexicaine, où vivant·es et disparu·es se côtoient sans frontière. Épées muées en canons sciés et prêteurs sur gages s’acoquinant avec les cartels : la mise en scène joue avec les repères temporaux et fait glisser le mythe dans un monde contemporain, brutal et incandescent. Évoquant le souffle irrévérencieux de la Nouvelle Vague et l’onirisme désabusé du Casanova de Fellini, cette fresque devenue chorale interroge nos contradictions, nos fascinations et nos compromissions pour revendiquer notre besoin vital d’humanisme.
Bord de plateau le jeu. 22 oct. à l’issue de la représentation
Pour aller plus loin
Langue (spectacle) : Français
Pièce / contexte
Cette relecture de Dom Juan par Molière s'inscrit dans un univers inspiré de la Fête des mort·es mexicaine, où le désir, le pouvoir et la mort s'entrelacent. La mise en scène contemporaine questionne les contradictions humaines à travers un personnage emblématique de l'Homme moderne. La pièce explore les thèmes de la séduction et de la résistance, tout en jouant avec les repères temporels.