Jeudi, 11 mars 2027 à 20h · Théâtre du Passage, Neuchâtel
Une fable contemporaine sur la fragilité de l'humanité, où le Minotaure révèle ses blessures intérieures dans un labyrinthe de miroirs.
Description
Robert Bouvier donne corps à un Minotaure d’une troublante fragilité: un être sur le fil, où le désir d’humanité se heurte sans cesse à la part animale.
Après avoir exploré à plusieurs reprises l’œuvre de Friedrich Dürrenmatt, Robert Bouvier renoue avec l’auteur à travers un texte qui l’habite de longue date. Dans une mise en scène de Jeanne Pasquier, il donne vie à une créature d’une pureté mélancolique, loin du monstre sanguinaire des légendes, murée dans un labyrinthe de miroirs où ses propres reflets constituent son seul horizon. Magnifié par la scénographie de Fredy Porras, la création sonore de Ben Tixhon et l’œil chorégraphique de Mehdi Berdai, ce théâtre d’images et de matières déploie une fable sensible sur la différence et l’exclusion. Seul en scène, à la fois conteur et incarnation, le comédien livre une performance organique dans un dispositif opératique qui sonde les zones d’ombres de la conscience jusqu’au vertige de la solitude. On devine dans cette pièce les échos de nos vies multiples : joie, maladresse, violence aussi. Lorsque l’altérité ne peut être perçue comme une chance, alors l’isolement nous écrase et nous ravage.
Pour aller plus loin
Langue (spectacle) : Français
Pièce / contexte
Cette pièce, inspirée par l'œuvre de Friedrich Dürrenmatt, explore la dualité entre humanité et animalité à travers le personnage du Minotaure. Elle aborde des thèmes profonds tels que la différence et l'exclusion, en offrant une réflexion sur la solitude et l'isolement. La mise en scène et la scénographie contribuent à créer une atmosphère immersive et poignante, où le spectateur est invité à ressentir les émotions complexes du personnage.