Dans une version crépusculaire, Georges Lavaudant fait résonner la parole de Molière sans artifice. Une partition de haute volée. Metteur en scène, écrivain, Georges Lavaudant est l’un des artistes majeurs de la scène théâtrale française. Il se rapproche pour la première fois de Molière avec ce chef-d’œuvre beaucoup plus étrange qu’on ne l’imagine, où tout est jeu de pouvoir au détriment de l’autre, amours, ambitions et amitiés déçues. Ni comédie ni tragédie, l’énigme reste ouverte, dans une mise en scène subtile et majestueuse. Le rideau se lève sur un immense mur de miroirs dépolis, au sol les traces de lendemains de fêtes. Vêtus d’élégantes tenues modernes en noir et blanc, longues robes pour les femmes, costumes trois pièces pour les hommes, les personnages semblent habiter un entre-soi vénéneux, un théâtre non pas d’ombres mais de reflets, où tous sont plus préoccupés par leur apparence et l’image qu’ils sont capables de renvoyer que par l’existence d’autrui. Et en éblouissants maîtres du jeu, Eric Elmosnino (Alceste) et Mélodie Richard (Célimène). PRESSEAu comble de son art, Georges Lavaudant dirige les comédiens avec une profondeur toute en légèreté. – Fabienne Pascaud, Télérama
Représentations les Samedi, 30 janvier 2027 à 20h30 et Dimanche, 31 janvier 2027 à 20h30
Pour aller plus loin
Langue (spectacle) : Français
Pièce / contexte
Le Misanthrope, écrit par Molière, explore les thèmes de l'hypocrisie sociale et des relations humaines à travers le personnage d'Alceste. Dans cette version, Georges Lavaudant met en lumière la complexité des émotions humaines et les jeux de pouvoir. La mise en scène, avec ses miroirs dépolis, souligne l'importance de l'apparence dans les interactions sociales. Ce chef-d'œuvre reste une réflexion pertinente sur la nature humaine et les déceptions qui en découlent.